Les premiers succès...
Dans une lettre adressée au Citoyen
Thouin en 1801,
Noisette lui fait part de ses premiers succès.
« Presque tous ces végétaux sont arrivés à bon port ; ils ont été mis aussitôt en pleine terre et cette transplantation n’a point paru diminuer leur vigueur ; au contraire, leur accroissement a été très sensible pendant cette première année. Parmi les arbres qui composent cette colonie végétale, on distingue chêne à glands doux, faux acacia, cytise des Alpes, jujubier, arbre de Judée, goyavier, indigotier, coton arbrisseau, sophora du Japon, plaqueminier de Virginie et févier de Chine ; parmi les herbacées, on compte le nopal des cochenilles (figuier de Barbarie), l’aloes-pitte (Agave), diverses espèces d’arums, d’asclépias, de géranium, de solanum, de belladonna, dont les unes sont utiles aux arts, les autres à la médecine ». Quand
Miot quitte la Corse, en 1803, il écrit :
« Un terrain appartenant à l'État, à l'ouest d'Ajaccio, fut consacré à former un jardin botanique où toutes les graines ainsi que les plantes qu'on m'avait remises à Paris avaient généralement réussi. Le coton herbacé et le coton en arbre, l'indigo étaient en pleine végétation. Le cactus de la cochenille avait repris et l'insecte qui s'en nourrit était bien vivant.»